Une maison inconnue,
Un au-revoir,
Un sourire d'enfant,
Un escalier infini,
Un couloir,
On ne sait pas, on est perdu...
Un dessin, des rires d'enfants,
On est seule avec un monde inconnu,
Pourtant on n'a pas demandé à souffrir,
Le temps s'est arrêté...
Sur une cour envahie d'enfants,
On s'arrête, on observe,
Et à la nuit tombée, on découvre... l'enfer...
Tout ce qui peut représenter cet enfer, dans la tête d'une enfant de dix ans,
A ce moment-là, on ne sait pas encore que, chaque instant dans ce monde inconnu, restera gravé dans notre c½ur,
On survit, sans la moindre tendresse,
Un monde dénué de toute individualité, un monde de froideur, un monde pas fait pour des enfants « malades »,
Un monde qui rend les enfants « malades », en manque de tendresse,
Un monde qui nous hantera toujours tant qu'on ne l'aura pas affronté à l'âge adulte.
Ce monde, il a fait partie de ma vie d'enfant,
Ce monde, il m'a hanté pendant tant d'années,
Et un jour, je suis allée à sa recherche,
J'ai voulu le revoir avec mes yeux d'adulte et mon c½ur d'enfant blessé,
J'ai eu peur de retourner dans cette maison froide et pleine de souvenirs,
Mais je devais y aller coûte que coûte...
Quand je suis arrivée, j'ai reconnu les lieux, bien sûr le temps a laissé ses stigmates, dix sept ans ont passé, rien ne peut être comme avant dans ce lieu...
J'ai revu cette cour, cette fois, elle était vide, sans enfants,
J'ai revu ce couloir infini qui me faisait tant peur,
J'ai revu la salle de bain commune,
J'ai été fascinée et heureuse de revoir ce monde qui m'était enfin connu...